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Un jeune
bédouin grimpe autour des pentes désertiques
de Qumrân, sur la rive ouest de la mer Morte.
Est-il à la recherche d’une chèvre
égarée, comme certains l’ont
affirmé ? Ou bien, comme d’autres l’ont
dit, ce garçon fait de la contrebande entre
la Jordanie et la Palestine ? Peu importe, mais
ce qui est certain, c’est qu’il a eu
l’occasion de découvrir un trésor
inestimable.Voici ce
que l’on raconte à son sujet*.
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Au printemps 1947,
un jeune berger musulman, Mohammed surnommé
« edh-Dhib » (ce qui signifie le Loup)
fait paître ses chèvres et ses moutons
dans la vallée de Qumrân. Le berger
vigilant surveille les troupeaux et le paysage environnant.
Il aperçoit une cavité sur la paroi
de la falaise. Intrigué, il y lance une pierre
pour se rendre compte de sa profondeur. La pierre,
en tombant, fait un bruit étrange. Deux ou
trois jours plus tard, il revient sur le site accompagné
d’un de ses cousins. Mohammed « le loup
» grimpe le long de la falaise jusqu’à
un orifice situé plus haut que le premier,
et se laisse tomber à l’intérieur.
Puis il inspecte l’endroit.
Y a-t-il un trésor
? Son cousin, lui, a toujours espéré
trouver une caverne avec des jarres remplies d’or,
comme Ali Baba. Tout autour de Mohammed, ce ne sont
que jarres. La plupart d’entre elles sont
vides. Pas la moindre trace d’or. Deux jarres
seulement contiennent quelque chose : un rouleau
de cuir et deux paquets enveloppés d’étoffes.
Mohammed a bien trouvé son trésor,
mais il ne le sait pas.
Il prend néanmoins
ce rouleau couvert de signes manuscrits avec l’espoir
d’en tirer quelque argent ? De fait, un antiquaire
de Bethléem lui en donne quelques pièces
de monnaie puis offre ceux-ci au Monastère
Saint Marc, à Jérusalem.
Sans le savoir,
le petit berger vient de faire accomplir d’immenses
progrès à l’archéologie
biblique. L’un de ces manuscrits, long de
près de 7 mètres, contient le texte
complet du Livre d’Esaïe, l’un
des quatre grands prophètes juifs qui vivait
au 7ème siècle avant Jésus-Christ.
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Le désert de Judée
recèle peut-être encore d’autres
trésors comparables. Ils y ont été
dissimulés par les prêtres juifs de
l’Antiquité qui craignaient que la
parole de Dieu ne se perde.
*On raconte bien d’autres
choses à propos des ces manuscrits. Rachetés
au berger pour moins de 100 dollars à l’époque,
l’ état d’Israël les racheta
plus tard pour la somme de 250.000
dollars.
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